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Guide pratique 2026Recette et acceptationAtelier local · aucun envoiMis à jour le 30 août 2026

Plan de recette d’une application métier : prouver avant d’accepter

La recette, c’est le moment où votre équipe rejoue son travail réel dans le logiciel livré, avant de payer le solde. Elle se chiffre avant de s’écrire : comptez les cas à partir de vos parcours, de vos règles et de vos échanges, chiffrez les jours que votre équipe doit y passer, puis écrivez des seuils qui disent ce qu’on mesure, sur quoi et pendant combien de temps. Les nombres ci-dessous viennent d’un cas construit pour l’expliquer, dont les volumes sont choisis pour l’exemple — jamais d’un dossier client.

Avant la livraison

Faire relire vos cas de recette

Apportez vos règles écrites, vos parcours critiques et le calendrier annoncé. Le premier échange peut conclure que votre projet est trop petit pour une campagne formelle.

  • Décompte des cas fait avec vous
  • Jours d’équipe chiffrés avant le calendrier
  • Seuils réécrits avec ce qu’on mesure et sur quelle durée

Cas comptés

56

Jours d’équipe

6,2

Temps interne

2 170 €

Rejeu version 2

4 h 40

Seuil universel

Aucun

Quentin HagnéréPrésident fondateur codeur

§ 01Réponse directe·2 min

Ce qu’une recette doit produire avant que vous payiez le solde

La livraison est annoncée pour le 12, la mise en service pour le 15. Personne, chez vous, n’a bloqué une journée pour vérifier quoi que ce soit.

Vérifier, ici, porte un nom : la recette. C’est le moment où votre équipe, et non celle qui a développé, rejoue son travail réel dans le logiciel livré et note ce qui sort. Un plan de recette est la liste écrite de ces vérifications, avec le résultat attendu de chacune.

Une recette se chiffre avant de s’écrire. Les cas se comptent à partir de vos parcours, de vos règles, de vos droits et de vos échanges avec vos autres logiciels. Les jours que votre équipe doit y passer s’en déduisent, écriture, exécution et rejeu compris. Les seuils s’écrivent en dernier. Sur le cas construit de ce guide, dont les volumes sont choisis pour l’exemple : 56 cas, 6,2 jours et 2 170 € de temps interne, sur un projet à 25 000 € hors taxes (HT).

Un taux de réussite ne décide rien : « 33 cas exécutés, 33 réussis » se lit très bien quand 23 cas n’ont jamais été joués.

Fil rouge du guide · exemple construit

Une application de tournées, 19 règles écrites, 340 factures par mois

Exemple construit : les volumes, les durées et le coût du jour chargé sont choisis pour l’exemple et ne viennent d’aucune source ; seul le montant du projet est repris de la grille de prix de ce site. Ce n’est pas un dossier client. Une entreprise de transport et de logistique de Chalon-sur-Saône fait développer une application de suivi de tournées et de préfacturation. Le devis porte sur 25 000 € HT, payés en trois fois : 30 % à la commande, 40 % à la livraison, 30 % après recette, soit 7 500 € HT suspendus à la vérification.

Nadia, responsable facturation, relit 340 factures par mois et sera la testeuse principale. Karim, directeur d’exploitation, signera. Le cahier des charges contient 19 règles de gestion, trois flux et quatre rôles.

Quatre étapes numérotées : compter les cas, chiffrer les jours, écrire les seuils, décider, avec un retour vers la correction quand un cas critique n’a pas été joué

L’application est déjà en service ? Changez de sujet

Si des factures fausses sont déjà parties ou si un compte a été compromis, la recette n’est plus la question. Mesurez ce qui est déjà sorti chez vos clients, organisez le mode dégradé, puis reprenez la vérification sur une version corrigée.

§ 02Décompte·2 min

Combien de cas de recette faut-il écrire ?

Un plan de recette d’application métier tient en une liste de cas, le budget qui va avec et les seuils qu’on saura vérifier. Le nombre de cas se compte, à partir de cinq sources dénombrables sur des documents que vous avez déjà.

Le décompte des cas de recette, source par source
Ce qui produit des casComment on les compteSur le cas construit
Parcours de bout en boutUn cas par parcours dont l’échec arrêterait le travail6 parcours → 6 cas
Règles de gestion et de calculUn cas courant par règle, plus un cas à la limite pour chaque règle qui porte un seuil, une date ou un arrondi19 règles, dont 11 à seuil → 30 cas
DroitsUn cas par action qu’un rôle ne doit pas pouvoir faire et qui touche de l’argent ou une donnée4 rôles, 7 actions interdites → 7 cas
Flux avec les autres logicielsTrois cas par flux : accepté, rejeté, rejoué après correction3 flux × 3 → 9 cas
Reprise après erreurUn cas par endroit où le travail peut s’interrompre au milieu4 points de coupure → 4 cas
TotalSomme des cinq lignes56 cas

Six plus trente, plus sept, plus neuf, plus quatre : 56 cas. Ce total n’est pas une norme à recopier : il suit le nombre de règles. La même méthode donne 4 cas pour une saisie de congés qui tient en quatre règles sans seuil, et de 60 à 120 cas pour un calcul de commissions à soixante règles, selon celles qui portent un seuil. Ce qui se transporte d’un projet à l’autre, c’est la méthode de comptage.

D’où sortent les 19 règles du cas construit

Elles se relèvent dans le cahier des charges quand il existe, dans les courriels de spécification et les comptes rendus de réunion sinon. Une règle qui n’apparaît nulle part ne sera vérifiée par personne.

Une règle mérite un cas à la limite dès qu’elle contient un nombre, une date ou un mot comme « au-delà », « sauf si » ou « arrondi ». Sur les 19 règles, 11 répondent à ce critère : c’est de là que sortent les 30 cas de la deuxième ligne.

L’outil, à partir de quel volume

Un tableur suffit jusqu’à environ cent cinquante cas

  • À 56 cas, une feuille de huit colonnes fait le travail : identifiant, règle couverte, version, rôle, données, attendu, obtenu, preuve.
  • Au-delà d’environ 150 cas et de deux campagnes, c’est le rejeu qui pèse, et un outil de gestion de tests devient rentable — Squash TM, publié en open source sous licence LGPL v3 par Henix, en est un exemple.
  • Un référentiel de 400 cas dont personne ne sait quelle règle ils couvrent coûte 33 h 20 de rejeu par campagne, contre 4 h 40 pour les 56 cas du tableur.
§ 03Budget·3 min

Combien de jours votre équipe doit-elle y passer ?

Aucune des valeurs ci-dessous ne sort d’une source publiée : ce sont des hypothèses de travail, posées à découvert pour que vous puissiez les remplacer par les vôtres. Écrire un cas rejouable prend 15 minutes une fois la règle connue, l’exécuter la première fois 10 minutes, le rejouer après correction 5 minutes. La journée utile vaut 7 heures, et le temps interne 350 € le jour chargé.

Pour les remplacer, chronométrez vos cinq premiers cas, de la lecture de la règle à la preuve rangée : cinq suffisent à savoir si votre moyenne d’écriture est de huit ou de vingt-cinq minutes, ce qui fait passer le budget de 5,3 à 7,6 jours. Votre contrôleuse de gestion ou votre expert-comptable sort le coût du jour chargé à partir du salaire brut, des charges et des jours réellement travaillés.

Ce que la recette du cas construit coûte à l’équipe interne
PosteLe calculTemps
Écrire les cas56 × 15 min840 min, soit 14 h
Exécuter une première fois56 × 10 min560 min, soit 9 h 20
Rejouer après correction2 cycles × 17 cas touchés × 5 min170 min, soit 2 h 50
Préparer le jeu de donnéesRelevé des valeurs distinctes, génération, anonymisation1,5 jour
Relecture croisée des cas avant exécutionLe chef de projet et la responsable facturation confrontent leurs attendus0,5 jour
Réunion de décision et relevé écritUne demi-journée, décideur présent0,5 jour
Total26 h 10 ÷ 7 h = 3,74 j, arrondi à 3,7, plus 2,5 j6,2 jours, soit 2 170 €

Les 17 cas rejoués par cycle correspondent à trois cas sur dix, proportion à ajuster dès la première livraison : si le premier cycle en touche la moitié, doublez la ligne avant de promettre une date. Le total, lui, arrondit la part d’exécution à la dixième de journée ; sans cet arrondi, 26 h 10 valent 3,74 jours, le total 6,24 jours et le coût 2 183 €, treize euros de plus que la ligne affichée. Dans les deux lectures, ces jours pèsent 8,7 % du budget du projet, 25 000 € HT. Ils figurent rarement sur un devis, et pour cause : ils ne sont pas vendus, ils sont à vous.

Les 6,2 jours de travail ne tiennent pas dans six jours de calendrier

Entre deux cycles, le correctif doit être développé puis redéployé chez vous. Ce délai-là appartient à l’équipe qui développe : demandez-le par écrit, cycle par cycle, avant d’arrêter une date.

La deuxième campagne coûte 56 × 5 minutes de rejeu, soit 4 h 40 contre 26 h 10 la première fois : 21 h 30 économisées. C’est là que l’écriture se rembourse, à condition que les cas soient conservés ailleurs que dans une boîte de réception.

En dessous d’un certain budget, cette campagne est une erreur

Les 6,2 jours ci-dessus sont dimensionnés sur 19 règles et 56 cas, c’est-à-dire sur le projet à 25 000 € HT du fil rouge. Transposés tels quels sur un projet à 8 000 € HT, ils coûteraient les mêmes 2 170 € de temps interne, soit 2 170 ÷ 8 000 = 27,1 % du développement — plus du quart. Ce serait une erreur de lecture : un projet plus petit porte moins de règles, donc moins de cas, donc moins de jours. Refaites le décompte de la section 02 sur vos propres règles. Si le total dépasse quatre ou cinq jours d’équipe, écrivez seulement les parcours dont l’échec vous coûterait de l’argent, et gardez un mois d’usage réel avant de régler le solde. Le périmètre d’un premier lot se vérifie ainsi.

§ 04Seuils·4 min

Qu’est-ce qu’un critère d’acceptation qu’on peut opposer ?

Un critère opposable porte quatre choses : un seuil chiffré, une assiette — sur quoi on mesure —, une fenêtre — pendant combien de temps — et le nom de qui produit la mesure. Qu’il en manque une, et deux personnes de bonne foi lisent le même écran en concluant l’inverse.

Un modèle public et gratuit existe. Le cahier des clauses administratives générales des marchés publics de techniques de l’information et de la communication, approuvé par l’arrêté du 30 mars 2021, sépare la vérification en deux temps à son article 32 : la vérification d’aptitude, qui contrôle que le logiciel livré peut remplir les fonctions demandées, puis la vérification de service régulier, qui l’observe en fonctionnement.

Le seuil de 2 %, et ce qu’il fait vraiment

La régularité s’observe pendant trente jours à partir de la décision positive de vérification d’aptitude, et le service est réputé régulier si l’indisponibilité cumulée sur le mois ne dépasse pas 2 % de la durée d’utilisation effective, qui s’étend de 8 h à 18 h, du lundi au vendredi, jours fériés exclus.

Le calcul part de la journée d’ouverture : 10 heures, soit 600 minutes, dont 2 % font 12 minutes. Reste à compter les jours ouvrés de la fenêtre, et ce nombre bouge : trente jours consécutifs en comptent 22 s’ils commencent un lundi, un mardi, un mercredi ou un jeudi, 21 un vendredi ou un dimanche, 20 un samedi — moins les jours fériés. Au maximum, donc : 22 × 10 = 220 heures, soit 13 200 minutes, dont 2 % font 264 minutes — 4 h 24. Du 1er au 30 mai 2027, fenêtre ouverte un samedi, il n’en reste que 20 ; l’Ascension le 6 et le lundi de Pentecôte le 17 en retirent deux, soit 18 jours ouvrés et 3 h 36. Écrivez la règle des 12 minutes par jour ouvré plutôt que ce total figé.

Une sonde qui appelle une page toutes les 60 secondes produit un point par minute, et chaque point manquant compte une minute. À cinq minutes d’intervalle, une coupure de trois minutes n’est vue que si un appel tombe pendant la coupure : sur cinq minutes de départs possibles, deux la laissent passer. L’échantillonnage fixe le grain de ce que vous pourrez démontrer.

Le CCAG-TIC parle d’indisponibilités imputables à chaque élément de matériel. Sur une application hébergée, aucun élément de matériel n’est à vous : la clause doit nommer ce qui est indisponible — l’écran de saisie, le traitement de nuit — et qui produit la mesure.

Quatre critères mous et leur réécriture mesurable
Ce qui est écrit d’habitudePourquoi ça ne tranche rienRéécriture avec seuil, assiette et fenêtre
« L’application doit être rapide. »Rapide sur quel écran, avec combien de lignes, depuis quel poste ?La liste des tournées du jour s’affiche en moins de 2 secondes pour 9 chargements sur 10, sur 200 chargements mesurés depuis un poste de l’agence
« L’application doit être disponible. »Aucune fenêtre, aucune assiette horaire, aucun instrumentIndisponibilité cumulée inférieure à 2 % de la durée d’utilisation, de 8 h à 18 h du lundi au vendredi, jours fériés exclus, sonde toutes les 60 secondes : 12 minutes tolérées par jour ouvré compté
« Les factures doivent être justes. »Justes selon qui, et vérifiées sur combien de dossiers ?Sur les 28 dossiers du jeu d’essai, le total hors taxes calculé égale le total recalculé à la main par la responsable facturation, au centime près
« L’application doit être accessible. »Un scan automatique ne détermine pas la conformitéLes 6 écrans de saisie s’utilisent entièrement au clavier, à 200 % de zoom, et les champs en erreur sont annoncés par un lecteur d’écran : 2 heures de vérification humaine

La ligne d’accessibilité demande une mise au point juridique. L’obligation française d’accessibilité numérique vient de l’article 47 de la loi du 11 février 2005 ; le décret du 24 juillet 2019 n’en fixe que le seuil. Elle vise quatre catégories : les personnes morales de droit public ; celles de droit privé délégataires d’une mission de service public ou créées pour un besoin d’intérêt général autre qu’industriel ou commercial ; celles que les précédentes constituent pour le même objet ; et les entreprises dont le chiffre d’affaires moyen annuel en France des trois derniers exercices clos dépasse 250 millions d’euros. Le critère est un chiffre d’affaires, jamais un effectif.

Le second régime, applicable depuis le 28 juin 2025, vise des produits et services destinés aux consommateurs — commerce en ligne, banque, transport de voyageurs, livre numérique. Un outil interne utilisé par vos salariés n’y figure pas. Hors de ces deux régimes, ne commandez pas d’audit de conformité pour ce projet-là : faites la traversée au clavier vous-même, deux heures suffisent à trouver les champs qu’on ne peut pas atteindre sans souris. Le W3C rappelle qu’aucun outil automatique ne détermine seul la conformité.

§ 05Jeu d’essai·2 min

Le jeu d’essai propre laisse passer les erreurs qui coûtent le plus cher

Une recette jouée sur vingt-huit dossiers bien formés démontre une chose : que le logiciel fonctionne sur vingt-huit dossiers bien formés. Ce qui casse en production, ce sont les situations que personne ne regarde — un client sans numéro SIRET, une commune fusionnée en 2019, un taux de taxe retiré depuis.

Les trouver ne demande pas de copier la production. Pour chaque colonne qui entre dans une règle, comptez les valeurs distinctes réellement présentes, puis gardez au moins un représentant de chaque forme. Sur le cas construit, la colonne « type de client » en contient 7 et la colonne « mode de facturation » 4. Onze valeurs à représenter, donc : sept dossiers suffisent si vous les combinez, vingt-huit s’il faut jouer chaque croisement. Le cas construit retient le croisement complet : 7 × 4 = 28 dossiers.

Six familles de données et ce que chacune met en défaut
FamilleLa question poséeSur le cas construit
CouranteLa situation la plus fréquente donne-t-elle le bon résultat ?1 tournée, 2 points de livraison, 1 facture
LimiteQue se passe-t-il juste au seuil, à zéro, au dernier jour du mois ?Tournée sans livraison, remise exactement au plafond de 8 %
AbsenteUne valeur obligatoire manquante est-elle refusée proprement ?Client sans numéro SIRET, adresse sans code postal
InterditeUn rôle qui ne doit pas agir peut-il agir quand même ?Un exploitant modifie un tarif déjà validé
RépétéeLa même action deux fois crée-t-elle un doublon ?Double validation en moins de 2 secondes, flux réémis
VolumeLe comportement tient-il sur un mois réel de données ?340 factures au lieu des 28 du jeu d’essai

Cette dernière famille annule la mesure de la section 04. Vingt-huit dossiers représentent 8,2 % d’un mois réel à 340 factures. Un temps d’affichage relevé sur ce volume ne dit rien du 25 du mois, quand la liste charge tout l’historique. Chargez au moins l’équivalent d’un mois avant de mesurer un seuil de deux secondes.

Ce que la CNIL demande, et ce que « anonymiser » veut dire

Les deux fiches de la CNIL convergent : environnements de développement, de test et de production distincts, jeu de données fictif ou anonymisé, et anonymisation des données personnelles contenues dans les configurations importées. Cette contrainte décide de la forme du jeu d’essai, donc du planning de la section 03.

Anonymiser ne consiste pas à remplacer les noms par « Dupont » : les identifiants, les adresses, les numéros de compte et les commentaires libres portent autant d’information, et un croisement peut suffire à réidentifier une personne dans un fichier de 340 lignes. Une bibliothèque de génération de données factices fait ce travail — c’est la ligne « préparer le jeu de données » du tableau, et elle se sous-traite au développeur qui connaît le schéma de la base.

§ 06Ce qui rate·3 min

Ce qui rate, et ce que ça coûte

Les trois incidents ci-dessous prolongent le cas construit de Nadia et de Karim — ce ne sont pas des dossiers clients. Deux valeurs y sont choisies pour l’exemple, en plus des hypothèses de la section 03 : la part de factures touchées par l’erreur d’arrondi, fixée à 12 %, et l’écart moyen sur chacune, fixé à 34 €. Le reste se déduit des nombres déjà posés.

La règle d’arrondi jamais jouée : 4 182 € d’avoirs et 700 € de reprise

Le prorata kilométrique n’a été testé que sur des distances entières, parce que le jeu d’essai n’en contenait pas d’autres. À 12 % des factures, l’erreur en touche 41 des 340 émises chaque mois, avec un écart moyen de 34 € dans le même sens. Elle passe inaperçue jusqu’au troisième mois : 41 × 34 × 3 font 4 182 € d’avoirs à émettre. S’y ajoute la reprise des 123 factures concernées, une journée pour la responsable facturation et une journée pour la contrôleuse de gestion, soit 2 jours-personne et 700 € de temps interne. Un cas à la limite, écrit en quinze minutes, l’aurait attrapé.

Personne ne notifie la décision : 7 500 € de levier perdus

La campagne se termine un vendredi. Personne n’écrit de décision, et l’application entre en service parce qu’il faut bien facturer. En marché public, le CCAG-TIC organise ce silence à son article 33, et une seule fois : si l’acheteur ne notifie pas sa décision dans les sept jours qui suivent la vérification de service régulier, les prestations sont réputées admises. Le délai de trente jours, lui, ne suit pas la vérification d’aptitude : il la couvre, court à compter de l’écrit du titulaire annonçant les prestations prêtes à être vérifiées ou du procès-verbal de mise en ordre de marche, et n’emporte aucune admission tacite — décision positive, ajournement ou rejet. Un contrat privé ne reprend cette mécanique que s’il l’écrit ; à défaut, seuls vos documents signés disent ce que produit le silence. Ce qui est perdu est concret : la tranche de 7 500 € cesse d’être un levier tant qu’aucune décision n’est écrite.

La testeuse n’a pas eu ses jours : 23 cas sur 56 jamais joués

Sur les 6,2 jours du tableau de la section 03, la part de Nadia est de 3,7 jours : l’écriture, l’exécution et le rejeu. Le reste va au développeur pour le jeu de données, à la relecture croisée et à la réunion de décision. Elle a obtenu deux jours, parce que la clôture comptable du mois est tombée la même semaine. Deux jours de 7 heures font 840 minutes, et un cas écrit puis exécuté en coûte 25 : elle joue 33 cas, tous conformes, et le compte rendu annonce « 33 cas exécutés, 33 réussis ». Le chiffre est exact et ne veut rien dire : parmi les 23 cas restants figurent quatre des six parcours critiques et les neuf cas de flux. L’export comptable rejette 62 écritures à la première clôture ; la contrôleuse de gestion et le comptable y passent trois quarts de journée chacun, soit 1,5 jour-personne et 525 €, et la clôture sort avec quatre jours de retard.

Le point commun des trois

Aucun des trois n’est un défaut de code

Le premier vient du jeu de données. Le deuxième vient d’une décision que personne n’a écrite. Le troisième vient d’un agenda. Aucun ne se corrige en demandant à l’équipe de développement de mieux tester : les trois se traitent avant la livraison, avec le décompte des cas, les jours bloqués et le nom du décideur.

§ 07Mesures·2 min

Deux mesures disent si la recette a servi à quelque chose

Un taux de réussite mesure l’exécution. Deux autres nombres se calculent avec ce que vous avez déjà : l’un dit ce que la campagne a couvert, l’autre ce qu’elle a laissé passer.

Couverture des règles
  règles couvertes par au moins un cas ÷ règles réellement identifiées
  cas construit : 19 ÷ 26 = 73 %

Taux d’échappement
  anomalies trouvées en production sur 60 jours
  ÷ (anomalies trouvées en recette + anomalies trouvées en production)
  cas construit : 8 ÷ (37 + 8) = 17,8 %

Le piège de la première mesure tient dans son dénominateur, qui ne contient que les règles déjà écrites. Sur le cas construit, sept règles apparaissent pendant l’exécution — un plafond de remise, un traitement des livraisons hors France, une règle d’arrondi non écrite. Le dénominateur passe de 19 à 26, et la couverture tombe à 73 %. Ce 73 % date du jour où ces sept règles sont apparues ; ce n’est pas le verdict de la campagne. Chaque règle découverte rejoint le cahier des charges, puis un cas, avant la décision : 7 × 25 minutes, soit 2 h 55 à ajouter au budget de la section 03.

La seconde mesure demande d’attendre 60 jours d’usage. Huit anomalies remontées en production contre 37 trouvées en recette donnent 17,8 % : quatre anomalies sur cinq ont été attrapées avant. Ce nombre ne dit rien de leur gravité : lisez les deux séries séparément. Il n’existe pas de seuil de référence publiable : la seule comparaison honnête est celle de votre campagne suivante, sur le même produit.

Relire un cas avant de le compter dans la campagne

L’atelier ci-dessous ne calcule aucune moyenne et ne stocke rien : huit points de relecture, dix compteurs de campagne, sept issues classées dans un ordre fixe. Un blocage de préparation passe devant une information manquante, qui passe devant un cas critique non prouvé. Vous n’y saisissez aucun contenu métier.

Relire un cas de recette · atelier local

Votre dossier peut-il être soumis au décideur ?

Relisez un cas et les règles de décision, puis saisissez uniquement les nombres de la campagne. N’entrez aucun nom, contenu métier ou donnée personnelle : vos réponses restent dans cette page, elles ne sont ni envoyées ni enregistrées.

1. Relire le cas, puis les deux points de campagne

Les six premiers points rendent le cas rejouable. Les deux derniers vérifient ce qui est laissé de côté et qui prononcera la décision. Choisissez l’état constaté. Une réponse favorable ne compense jamais une information manquante.

Le cas dit-il quelle règle, quel parcours ou quel risque il doit prouver ?

Le point n’est pas encore décrit.

Sait-on exactement quelle version, sur quelle machine et avec quelles données a été testée ?

Le point n’est pas encore décrit.

Le rôle, ses droits et l’état du dossier avant l’action permettent-ils de rejouer le cas à l’identique ?

Le point n’est pas encore décrit.

Les valeurs courantes, limites, absentes ou interdites dont la règle a besoin existent-elles dans le jeu d’essai ?

Le point n’est pas encore décrit.

Les étapes sont-elles exactes, et le résultat attendu se constate-t-il sans jugement personnel ?

Le point n’est pas encore décrit.

Le nom du testeur, la date, le résultat obtenu et la pièce qui le montre seront-ils écrits ?

Le point n’est pas encore décrit.

Ce qui est laissé de côté, les conditions d’arrêt et les contrôles de sécurité, d’accessibilité ou de temps de réponse sont-ils écrits et confiés à quelqu’un ?

Le point n’est pas encore décrit.

La personne autorisée à décider et les documents qui s’appliquent — contrat, devis, procédure — sont-ils identifiés sans qu’on invente leur effet ?

Le point n’est pas encore décrit.

2. Décrire l’état de la campagne

Utilisez des entiers issus du même relevé. Zéro signifie que le compteur a été vérifié ; laissez vide lorsque vous ne savez pas.

Les parcours dont l’échec vous empêcherait de travailler ou vous coûterait de l’argent.

Cas critiques exécutés, conformes à l’attendu et accompagnés de leur preuve.

Cas exécutés dont le résultat attendu n’est pas atteint, même si l’anomalie n’est pas encore classée.

Anomalies dont l’impact empêche le parcours ou la campagne selon votre échelle définie.

Anomalies à impact important encore non closes.

Anomalies à impact limité encore non closes.

Écarts acceptés provisoirement ou anomalies reportées, qui attendent une décision écrite.

Cas impossibles à exécuter dans l’état de l’environnement ou des données.

Cas planifiés qui n’ont pas encore été joués.

Résultats déclarés sans pièce ou trace suffisante pour les relire.

Résultat de préparation

Renseignez les points de preuve manquants

Une absence de réponse n’est pas une preuve. Le cas ou la campagne ne peut pas encore être rejoué puis relu par une autre personne.

Points concernés

  • Règle couverte, nommée
  • Version et environnement
  • Rôle, droits et point de départ
  • Données préparées
  • Actions et résultat attendu
  • Résultat obtenu et preuve
  • Ce qui est exclu, et quand on s’arrête
  • Décideur et documents applicables

Prochaine action : Complétez le cas, ce qui est exclu, les conditions d’arrêt et le nom du décideur avant de compter ce dossier dans la campagne.

Cet outil prépare une revue. Il ne remplace ni les tests du logiciel réel, ni un audit de sécurité ou d’accessibilité, ni la lecture des documents contractuels. Une alerte de sécurité, juridique ou d’intégrité déjà connue suit immédiatement son circuit d’escalade, quel que soit le résultat affiché.

§ 08Clôture·3 min

Qui prononce l’acceptation, et que se passe-t-il si personne ne le fait ?

La personne qui peut accepter, refuser ou accepter sous réserve se nomme avant la campagne. Sur le cas construit, c’est Karim, directeur d’exploitation. Le testeur constate ; le décideur tranche. Cette séparation empêche une testeuse fatiguée de valider à 18 heures un dossier qui engage 7 500 €.

Tenez quatre statuts. Réussi pour un cas joué et conforme. Échoué pour un cas joué et non conforme. Bloqué pour un cas qu’on n’a pas pu jouer. Non exécuté pour un cas qui n’a pas été tenté. Les deux derniers se confondent facilement dans un compte rendu, et ce sont eux qui ont produit le troisième incident. Le syllabus de l’ISTQB distingue de la même façon la gravité d’une anomalie, qui décrit son effet, et sa priorité, qui décrit l’ordre de traitement retenu : gardez les deux champs.

RELEVÉ DE FIN DE CAMPAGNE

Version exacte testée et environnement :
Ce qui était inclus, ce qui a été laissé de côté :
Cas — réussis / échoués / bloqués / non exécutés :
Parcours critiques prouvés, et ceux qui ne le sont pas :
Anomalies ouvertes — gravité, priorité, responsable, échéance :
Réserves acceptées et date de revue :
Preuves et endroit où elles sont rangées :
Ce que la campagne n’a pas démontré :
Décideur, décision, date :

Ce relevé se juge à sa relisibilité dans six mois, quand une facture fausse remontera. ISO/IEC/IEEE 29119-3:2021 propose des modèles de documentation de test, ISO/IEC 25010:2023 aide à ouvrir la liste des critères au-delà des seules fonctions ; ni l’une ni l’autre ne fixe de seuil à la place de votre contrat.

Ce qui change le lendemain de l’acceptation

Ce que devient une correction demandée après l’acceptation dépend de vos documents : garantie écrite au marché, garantie légale, ou demande traitée au contrat de maintenance avec son délai et son coût. Réglez ce point par écrit avant la décision. Vos 56 cas, eux, deviennent un actif : la version suivante se vérifie en 4 h 40 de rejeu au lieu de 26 h 10, à condition de les avoir rangés dans un endroit partagé.

Deux vérifications restent en dehors de cette campagne : ce que chaque rôle ne doit pas pouvoir faire, et la restauration d’une sauvegarde réellement testée. Les contrôles de sécurité d’une application métier les détaillent. Pour faire relire votre décompte de cas avant la livraison, vous pouvez décrire votre projet.

La portée contractuelle ne se déduit pas de cette page

Les délais cités viennent du CCAG-TIC, qui ne s’applique qu’aux marchés qui s’y réfèrent. Pour un contrat privé, écrivez vous-même le délai de décision et l’effet du silence, puis faites relire la clause avant de la signer.

Transparence. Hagnéré Code développe des applications métier sur mesure et perçoit des honoraires si vous nous confiez un projet — y compris celui que cette page vous apprend à vérifier. Rien ici n’exige de passer par nous : le décompte des cas, le budget en jours, la réécriture des seuils et les deux mesures se refont avec vos propres nombres, et la section 03 conclut qu’en dessous d’un certain budget cette campagne est une erreur. Les sources citées ont été rouvertes une à une le 30 août 2026 et portent chacune sa date ; deux n’ont pas répondu et le disent. Elles sont à revérifier tous les douze mois. Aucun délai, aucun coût et aucun résultat ne sont garantis par cette page : seul un devis signé engage.

Applications métier

Votre recette tient-elle dans le calendrier annoncé ?

Décrivez le nombre de règles écrites, les personnes disponibles pour tester et la date de mise en service visée, sans donnée personnelle ni contenu confidentiel.

Premier échange sans engagement
  • Nombre de cas estimé sur vos règles
  • Jours à bloquer et cycles de correction
  • Décideur et effet du silence identifiés

Sources et références légales

  • Légifrance · arrêté du 30 mars 2021 approuvant le CCAG-TIC

    Cahier des clauses administratives générales des marchés publics de techniques de l’information et de la communication. Article 32 : vérification d’aptitude puis vérification de service régulier, régularité observée trente jours, indisponibilité cumulée limitée à 2 % de la durée d’utilisation effective, de 8 h à 18 h du lundi au vendredi, jours fériés exclus. Article 33.2.1 : le délai imparti à l’acheteur pour procéder à la vérification d’aptitude et notifier sa décision est de trente jours, à compter de la notification de l’écrit par lequel le titulaire l’informe que les prestations sont prêtes à être vérifiées ou, à défaut, du procès-verbal de mise en ordre de marche ; décision positive, ajournement ou rejet, sans admission tacite. Article 33.2.2 : sept jours pour notifier la décision de vérification de service régulier, et à défaut les prestations sont réputées admises. Corps des articles 32 et 33 de l’annexe rouvert sur Légifrance le 30 août 2026, aux identifiants JORFARTI000043310746 et JORFARTI000043310747.

  • ISTQB · CTFL v4.0.1

    Syllabus du 15 septembre 2024 : niveaux de test, acceptation centrée sur les besoins des utilisateurs, critères d’entrée et de sortie, priorisation, distinction entre gravité et priorité d’une anomalie. Référence pédagogique, pas certification du projet. PDF de 78 pages téléchargé et relu le 30 août 2026.

  • ISO/IEC/IEEE 29119-3:2021

    Norme consacrée à la documentation de test : modèles utilisables dans différents projets et organisations. Aucun champ détaillé non public n’est attribué à la norme. La page du catalogue a répondu HTTP 403 le 30 août 2026, par ce lien comme par la plateforme de consultation en ligne de l’ISO : cette description n’a pas pu y être revérifiée à cette date.

  • ISO/IEC 25010:2023

    Modèle de qualité produit à neuf caractéristiques, utilisable pour identifier des objectifs de test et des critères d’acceptation au-delà des seules fonctions. La page du catalogue a répondu HTTP 403 le 30 août 2026, en français comme en anglais : cette description n’a pas pu y être revérifiée à cette date.

  • CNIL · Tester vos applications

    Fiche du 27 janvier 2020 : métriques définies avec les parties prenantes ; données personnelles de production à ne pas utiliser en développement ou en test ; jeu fictif représentatif et anonymisation des configurations importées. Consultée le 30 août 2026.

  • CNIL · Encadrer les développements informatiques

    Fiche du 14 mars 2024 : environnements de développement, de test et de production distincts, données fictives ou anonymisées, non-régression ou revue avant la mise en production d’une mise à jour. Consultée le 30 août 2026.

  • W3C WAI · Évaluer l’accessibilité

    Évaluer tôt, combiner outils et évaluation humaine compétente ; aucun outil automatique ne détermine seul la conformité d’accessibilité. Page datée du 12 août 2026, consultée le 30 août 2026.

  • Légifrance · loi n° 2005-102 du 11 février 2005, article 47

    Source de l’obligation française d’accessibilité des services de communication au public en ligne. Le I énumère quatre catégories : 1° les personnes morales de droit public ; 2° les personnes morales de droit privé délégataires d’une mission de service public ou créées pour satisfaire spécifiquement des besoins d’intérêt général autres qu’industriels ou commerciaux ; 3° les personnes morales de droit privé constituées par les précédentes pour le même objet ; 4° les entreprises dont le chiffre d’affaires excède un seuil fixé par décret. Version en vigueur au 8 septembre 2023, consultée le 30 août 2026.

  • Légifrance · décret n° 2019-768 du 24 juillet 2019

    Ce décret ne crée pas l’obligation : il en fixe le seuil pour les entreprises visées au 4° du I de l’article 47, à 250 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel moyen en France sur les trois derniers exercices clos. Aucun critère d’effectif n’y figure. Le régime de sanction a été modifié depuis : l’article 8 est abrogé par le décret n° 2026-816 du 24 août 2026, donc vérifier le texte en vigueur à votre date de lecture. Version en vigueur au 30 août 2026, consultée à cette date.

  • EUR-Lex · directive (UE) 2019/882

    Exigences d’accessibilité des produits et des services destinés aux consommateurs — commerce en ligne, services bancaires, transport de voyageurs, livres numériques, communications électroniques —, applicables à partir du 28 juin 2025. Les outils internes d’une entreprise n’y figurent pas. Consultée le 30 août 2026.

  • Squash TM · page « Source code »

    Page de l’éditeur qui porte la licence, mot pour mot : « SquashTM is open source software, distributed under the LGPL v3 license. » L’origine du produit — « Développé en France depuis 2011 par Henix », société française d’ingénierie de la qualité logicielle — est écrite sur henix.com/squashtm, qui décrit un modèle open core sans nommer de licence : c’est pourquoi la licence est citée ici depuis squashtm.com et non depuis henix.com. Outil cité comme exemple disponible, sans recommandation exclusive. Les deux pages ont été consultées le 30 août 2026.

  • OWASP · ASVS 5.0.0

    Base versionnée pour vérifier les contrôles techniques de sécurité d’une application web. Version stable 5.0.0 publiée le 30 mai 2025. À sélectionner avec des spécialistes ; ce n’est pas une obligation générale. Consultée le 30 août 2026.

Limite du guide

Une méthode de préparation, pas une expertise juridique ni un audit de votre application

Ce guide, le cas construit et l’atelier local ne testent pas votre application et ne qualifient ni sa sécurité, ni son accessibilité, ni sa conformité. Les montants du cas construit sont des hypothèses annoncées comme telles. Les délais du CCAG-TIC ne s’appliquent qu’aux marchés qui s’y réfèrent : pour un contrat privé, seule la lecture de vos documents signés répond, et un désaccord sérieux appelle un conseil juridique.

Questions fréquentes

Ce qu’on demande avant de signer la recette.

Taille du projet, répartition de l’écriture, durée réelle, données de test, cas bloqués, gravité contre priorité, taux de réussite et portée contractuelle.

Catégories

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Décrivez les règles à vérifier, les personnes disponibles et la date visée, sans transmettre de donnée sensible.

Décrire ma recette
  • Refaites d’abord le décompte de la section 02 sur vos propres règles : c’est leur nombre qui commande le nombre de cas, et le montant du devis n’y change rien. Si le total reste au-dessus de quatre ou cinq jours d’équipe, la campagne complète de ce guide est surdimensionnée pour ce budget. Écrivez alors les quatre ou cinq parcours dont l’échec vous coûterait de l’argent, jouez-les avec des données réelles anonymisées, et gardez un mois d’usage effectif avant de régler le solde. Ce mois d’usage ne bloque aucune journée d’agenda.
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