Le jour où l’application branche autre chose que SharePoint
Une responsable administrative saisit ses demandes d’achat dans un formulaire SharePoint depuis dix-huit mois. Tout tient, jusqu’au matin où le service achats veut voir le stock disponible, qui vit dans l’ERP. Ce matin-là, la facture change de nature.
Tant que votre application ne touche que SharePoint, Outlook, Excel ou Teams, elle tourne sur les droits Power Apps déjà inclus dans Microsoft 365 : 0 € de licence en plus. Dès qu’elle interroge SQL Server, Dataverse, un connecteur personnalisé, une passerelle vers un serveur local ou une adresse HTTP, chaque utilisateur passe au plan Premium, affiché 17,30 € hors taxes (HT) par utilisateur et par mois avec paiement annuel sur la page française de Microsoft, consultée le 28 août 2026.
En face, notre grille publique situe un outil interne sur mesure à partir de 8 000 € HT. Neuf utilisateurs en Premium coûtent 1 868 € HT par an. La section 05 résout le décompte complet aux trois horizons : sur le seul terrain du prix, il faudrait 141 utilisateurs pour que l’écart s’inverse.
Fil rouge du guide · exemple construit
Neuf personnes, 3 200 demandes d’achat, un connecteur qui change tout
Exemple construit : l’entreprise, son effectif, sa ville, le nombre d’utilisateurs et le volume de la liste sont choisis pour l’exemple et ne viennent d’aucune source ; seuls les prix de licence Microsoft et les montants de notre grille publiée sont repris de sources citées. Ce n’est pas un dossier client. Une entreprise de menuiserie industrielle de 34 salariés à Besançon. Sabine, responsable administrative, a monté elle-même une application canevas de demandes d’achat sur une liste SharePoint. Neuf personnes s’en servent : elle, six chefs d’atelier, le contrôleur de gestion et le DSI. La liste porte 3 200 lignes après dix-huit mois.
Le service achats demande maintenant d’afficher le stock disponible, qui vit dans l’ERP sur SQL Server. L’administrateur Microsoft 365 ouvre la fiche du connecteur et lit : Premium. Nous suivrons ce dossier jusqu’au décompte à cinq ans.
Incident actif : arrêtez l’arbitrage
Si l’application est indisponible, si des données semblent perdues, si un compte est compromis ou si une politique vient de suspendre un flux, traitez d’abord l’incident et organisez le fonctionnement en mode dégradé. La refonte viendra ensuite : elle ne remplace ni une restauration ni une procédure de réponse à incident.
Power Apps, qu’est-ce qu’on peut vraiment en faire ?
Le nom recouvre trois produits qui ne se ressemblent pas, et la confusion entre eux coûte plus cher que n’importe quelle limite technique.
L’application canevas est celle que tout le monde appelle « une Power App ». Vous dessinez l’écran comme une diapositive, puis vous écrivez la logique en Power Fx, le langage de formules de la plateforme, très proche de celui d’Excel : Filter, LookUp, If. C’est l’outil du formulaire de demande d’achat de Sabine, du relevé de présence, du constat de chantier photographié sur téléphone.
L’application pilotée par modèle part de l’autre bout. Vous décrivez d’abord les tables dans Dataverse, la base relationnelle de Power Platform, avec leurs relations et leurs droits par ligne ; les écrans se génèrent ensuite. C’est ce qu’il faut pour un suivi d’interventions où un technicien de maintenance relie un client, un contrat, un équipement et un bon de travail.
Power Pages, enfin, produit un site web adossé à Dataverse pour des gens absents de votre annuaire interne : un portail où un fournisseur dépose ses factures.
Ces trois familles n’ont pas le même régime de licence, et c’est là que se joue la facture. Une application canevas sur connecteurs standard passe avec les droits déjà inclus dans Microsoft 365. Une application pilotée par modèle suppose Dataverse, donc un accès premium. Power Pages a sa propre tarification, comptée par utilisateur et par site.
Ce que Power Apps coûte vraiment : la règle du connecteur
Microsoft publie la règle dans un tableau que presque personne ne lit. Sur la page de vue d’ensemble des licences Power Platform, consultée le 28 août 2026, la colonne « Power Apps pour Microsoft 365 » coche « se connecter aux services Cloud avec les connecteurs standard » et laisse vide « accéder aux données locales ou utiliser les connecteurs Premium ou personnalisés ». La page des compteurs de paiement à l’usage confirme la même frontière côté facturation : un utilisateur sous plan Microsoft 365 n’est pas compté sur une application à connecteurs standard, et l’est sur une application à connecteurs premium.
| Ce que l’application touche | Classe du connecteur | Ce que ça change sur la facture |
|---|---|---|
| SharePoint, Outlook, Excel, Teams, Planner, OneDrive | Standard | 0 € de licence en plus : les droits inclus dans Microsoft 365 suffisent |
| SQL Server, Dataverse, connecteur personnalisé, passerelle vers un serveur local, HTTP | Premium | 17,30 € HT par utilisateur et par mois, soit 207,60 € HT par personne et par an |
| Application pilotée par modèle, quelle que soit la source | Dataverse obligatoire | Même bascule, plus 34,70 € HT par Go et par mois au-delà de la capacité incluse |
| Compte de service qui relaie les accès de plusieurs personnes | Multiplexing | Aucune économie : la personne qui consulte doit être licenciée, accès direct ou indirect |
Appliquons la ligne 2 au dossier de Sabine. Le connecteur SQL Server est classé Premium sur sa fiche Microsoft Learn : les neuf utilisateurs basculent ensemble. Le calcul tient sur une ligne : 9 × 17,30 € × 12 = 1 868,40 € HT par an, soit 9 342 € sur cinq ans. Refaites-le avec votre nombre de personnes : chaque utilisateur supplémentaire pèse 1 038 € HT sur cinq ans.
Les autres repères publics, et leurs pièges
À partir de 2 000 licences, la même page affiche 10,40 € HT par utilisateur et par mois, avec paiement annuel et passage par un commercial. Le plan Developer reste gratuit, mais il est réservé au développement et au test — jamais à la production. L’ancien abonnement « par application » n’est plus commercialisé depuis janvier 2026 : un budget bâti sur le repère à 5 USD qui circule encore est faux. Le paiement à l’usage se compte, lui, à 10 USD par utilisateur actif unique, par application et par mois — les ouvertures répétées dans le mois ne recomptent pas la personne. Ce montant reste en dollars, et aucune conversion automatique ne remplace votre facture Azure.
Une connexion mutualisée réduit-elle le nombre de licences ?
Non, pas automatiquement. Microsoft appelle multiplexing le fait de mutualiser ou de réacheminer des connexions, d’interposer une couche technique ou d’automatiser un processus pour réduire le nombre d’utilisateurs qui accèdent directement au service. La page 25 de son guide de licences précise qu’une personne ou un appareil qui saisit, interroge, consulte ou accède autrement à Power Apps doit être correctement licencié, que l’accès soit direct ou indirect. Ajouter des couches intermédiaires ne change pas ce principe.
Sur le dossier de Sabine, la tentation existe : faire lire l’ERP par un compte de service unique et rediffuser le stock dans la liste SharePoint. Un budget limité au compte de service ou à la connexion partagée serait donc incomplet. La page 25 ne choisit pourtant pas la référence commerciale applicable : identifiez qui accède réellement, puis faites confirmer le scénario exact par votre équipe Microsoft ou un partenaire certifié Microsoft. Le guide de licences ne remplace pas votre contrat.
Prix public ≠ prix contractuel ≠ coût total
Confirmez pays, devise, taxes, engagement, remise, seuil, droit Microsoft 365, connecteurs, Dataverse, flux, capacité, utilisateurs externes et canal d’achat. Un droit inclus dans un scénario ne signifie pas « Power Apps gratuit pour tout ».
Où Power Apps s’arrête, et où la rumeur se trompe
« Power Apps est limité à 2 000 lignes » : la phrase circule dans toutes les réunions de décision, et elle mélange trois nombres qui ne mesurent pas la même chose.
| Le nombre | Ce qu’il limite réellement | Ce qu’il ne limite pas | Comment on vit avec |
|---|---|---|---|
| 30 millions | Le nombre d’éléments qu’une liste ou bibliothèque SharePoint peut contenir | Rien d’autre : ce n’est pas un plafond d’application | Aucune action ; c’est le toit, pas la porte |
| 5 000 | Le nombre d’éléments qu’une seule opération de base de données traite d’un coup — le seuil d’affichage de liste | Le nombre de lignes stockées dans la liste | Vues filtrées sur colonne indexée, découpage par dossier ou par année |
| 500, réglable de 1 à 2 000 | Le nombre d’enregistrements ramenés sur l’appareil quand une formule n’est pas déléguée | Ce qu’une formule déléguée peut interroger, qui n’a pas cette limite | Réécrire la formule avec des fonctions déléguables |
La ligne du milieu mérite une nuance : la page de support Microsoft décrit le rôle des colonnes indexées dans les vues filtrées, sans promettre qu’elles lèvent le seuil de 5 000.
Reconnaître une formule non délégable sur votre propre écran
La ligne du bas est la seule vraiment dangereuse, parce qu’elle ne plante pas : elle répond faux. Sur les 3 200 lignes de Sabine, cette formule ne regarde que les 500 premières.
// Non délégable : Lower() n’est déléguée à aucune source de données Filter(DemandesAchat; Lower(Statut) = "en attente") // Délégable sur SharePoint : comparaison directe sur la colonne Filter(DemandesAchat; Statut = "En attente")
Power Fx ne vous laisse pas sans signal. La partie non déléguée est soulignée d’une ligne bleue ondulée, et un triangle jaune apparaît à côté de la galerie concernée. La documentation Microsoft nomme les fonctions qui passent — =, <>, >, <, StartsWith, EndsWith, TrimEnds, IsBlank, And, Or, Not — et celles qui ne passent jamais : Lower, Upper, Left, Mid, Len, If, Text, Value, la concaténation.
Le test qui prend dix minutes
Passez la limite de lignes à 1, et regardez ce qui casse
- Dans le studio, ouvrez Paramètres, puis Général, et réglez la limite de lignes de données sur 1.
- Rejouez vos trois écrans les plus utilisés : toute liste qui n’affiche plus qu’un enregistrement repose sur une formule non déléguée.
- Corrigez, remettez la valeur d’origine, et conservez la capture avant et après.
- Ce test coûte une demi-journée à un développeur et se refait à chaque évolution.
Deux autres limites tranchent réellement des dossiers. Le mode hors-ligne intégré repose sur Dataverse et l’application mobile Power Apps : pour une application canevas autonome activée hors ligne, la documentation exclut les connecteurs autres que Dataverse — SharePoint compris — et les flux Power Automate. Et le vérificateur d’accessibilité repère des alertes utiles, sans démontrer le respect des WCAG ni du RGAA : parcourez chaque tâche au clavier, à 200 % de zoom et au lecteur d’écran avant de promettre quoi que ce soit à un service public.
À partir de combien d’utilisateurs le sur-mesure devient-il moins cher ?
« Power Apps ou application sur mesure » : la moitié Microsoft de cette comparaison se chiffre en trois minutes, l’autre reste presque toujours vide, et c’est ce trou qui fait prendre de mauvaises décisions. Voici donc nos propres montants, relevés sur notre page tarifs le 28 août 2026 : un outil interne sur mesure à 8 000 € HT pour un processus ciblé sur une équipe, 25 000 € HT pour un CRM ou ERP léger avec intégrations, 80 000 € HT pour un outil multi-services avec authentification unique. Au-delà de 8 000 € HT de projet, un cadrage payé précède systématiquement le devis : le Discovery Sprint, 1 500 € HT et 2 jours, déduit si la phase suivante est lancée. La maintenance se contracte à part, avec un repère indicatif de 2 500 € HT par mois sur le scénario le plus léger. Ce sont des repères publics et indicatifs ; le devis signé fixe le prix ferme.
Les deux hypothèses que nous posons, et comment les remplacer
Deux montants ne se lisent nulle part et doivent donc être posés à découvert. Le premier : 350 € le jour chargé pour le temps interne de l’administrateur Microsoft 365 et de la responsable administrative. Remplacez-le par le vôtre ; votre expert-comptable ou votre contrôleur de gestion le sort en cinq minutes à partir du salaire brut, des charges patronales et du nombre de jours réellement travaillés. Le second : six semaines de double exploitation après une bascule, à raison de vingt minutes de ressaisie par jour ouvré, soit dix heures — 1,25 jour de huit heures, donc 437,50 €, arrondis à 440 € dans le décompte. Aucun des deux ne sort d’une source : ce sont des hypothèses, elles sont écrites ici pour que vous puissiez les contester.
| Poste | Power Apps avec connecteur premium | Application dédiée |
|---|---|---|
| Cadrage payé avant construction | — | Discovery Sprint 1 500 €, déduit au lancement : 0 € |
| Construction ou adaptation | 4 j × 350 € = 1 400 € (connecteur SQL, passerelle, formules reprises) | 8 000 € (repère Starter publié) |
| Reprise des 3 200 lignes et six semaines de double exploitation | — | 3 j × 350 € + 10 h de ressaisie = 1 490 € |
| Licences éditeur sur 60 mois | 9 × 17,30 € × 60 = 9 342 € | 0 € |
| Hébergement et maintenance sur 60 mois | 0 € au-delà de l’abonnement Microsoft 365 déjà payé | 2 500 € × 60 = 150 000 € |
| Administration interne sur 60 mois | 0,5 j/mois × 350 € × 60 = 10 500 € | 0,25 j/mois × 350 € × 60 = 5 250 € |
| Sortie prévue au terme des cinq ans | Reconstruire ailleurs : 8 000 € + 1 490 € = 9 490 € | Transfert à une autre équipe : 6 j × 350 € = 2 100 € |
| Total sur cinq ans | 30 732 € | 166 840 € |
Aux deux horizons plus courts, en comptant la sortie une seule fois quelle que soit la durée : 14 858 € contre 42 640 € à un an, 22 795 € contre 104 740 € à trois ans. L’écart ne se referme jamais.
Le point de bascule, et les trois variables qui le déplacent
Posons l’équation avec N utilisateurs. La colonne Power Apps vaut 21 390 € de coûts fixes plus 1 038 € × N de licences sur cinq ans. Elle rattrape les 166 840 € de la colonne dédiée à 141 utilisateurs. Avec neuf, la réponse est nette : sur le seul terrain du prix, garder Power Apps gagne de très loin.
Ce seuil n’est pourtant pas piloté par le nombre d’utilisateurs. Il est piloté par la façon dont l’application dédiée est maintenue. Divisez le forfait de maintenance par deux, à 1 250 € HT par mois, et la bascule tombe à 68 utilisateurs. Renoncez au forfait, confiez la maintenance à un développeur interne à raison d’un jour par mois, et elle tombe à 11 utilisateurs — hébergement à chiffrer en plus. La troisième variable est binaire : sans connecteur premium, la colonne licence vaut 0 € et aucun nombre d’utilisateurs ne fait basculer quoi que ce soit.
Ce que ce décompte dit, et ce qu’il ne dit pas
Il dit qu’on ne quitte pas Power Apps pour économiser sur la licence. Il ne dit rien des raisons qui font réellement partir une équipe : un parcours externe que Power Pages ne couvre pas, un travail hors ligne incompatible, une règle métier que Power Fx n’exprime pas, une contrainte d’hébergement. Ces raisons-là se démontrent sur un cas réel, pas sur un tableur.
L’atelier ci-dessous s’ouvre sur ce même dossier, déjà résolu. Les deux colonnes centrales restent volontairement vides : à vous de les remplir. Le bouton Repartir d’une feuille vierge efface tout si vous préférez démarrer de zéro. Rien ne quitte votre navigateur.
Atelier de décision local · aucune donnée envoyée
Réunir les preuves et comparer quatre coûts totaux de possession (TCO)
Ce modèle ne note pas votre projet. Une information critique manquante suspend la décision. Un coût inconnu reste inconnu. Les résultats sont des aides de cadrage, jamais un devis, un audit de sécurité ou une validation de licence.
Résultat du diagnostic
Conserver Power Apps
Conserver Power Apps est défendable
- Les cas difficiles, le coût, la sécurité, l’exploitation et la sortie ont été vérifiés sans contradiction bloquante.
- Conservez ces preuves et revalidez-les lors d’un changement de volume, de licence, d’audience ou de politique du tenant.
Prochaine preuve : Conserver les preuves datées, puis refaire le diagnostic si l’audience, les volumes, les licences ou le tenant changent.
Options encore défendables : Power Apps actuel ou configuration minimale · Power Platform cadré ou renforcé · Architecture hybride · Application dédiée.
4. Emporter le dossier de décision
La copie reprend les inconnues, contradictions, hypothèses de coût et limites. L’impression utilise uniquement la commande du navigateur.
Diagnostic disponible : Conserver Power Apps.
Afficher le dossier copiable
DOSSIER DE DÉCISION — POWER APPS OU APPLICATION SUR MESURE Généré localement dans le navigateur ; aucune donnée envoyée. CONTEXTE Projet : Power App existante Audience : salariés internes Surface Power Platform : application canevas Données principales : SharePoint Criticité : importante Hors-ligne requis : non Marque externe forte : non Utilisateurs actuels : 9 Utilisateurs projetés : 9 ÉLÉMENTS CONTRÔLÉS - contrôle daté satisfaisant — Les tâches, utilisateurs, erreurs et résultats attendus ont été observés. - contrôle daté satisfaisant — Les sources de données, volumes, requêtes et avertissements de délégation ont été testés. - contrôle daté satisfaisant — Les licences, connecteurs, flux, passerelles, API et comptes d’exécution ont été inventoriés. - contrôle daté satisfaisant — L’identité, les invités, les droits sur les données et l’audience externe ont été testés. - contrôle daté satisfaisant — Le besoin hors-ligne a été reproduit sur les appareils, données et modes de synchronisation visés. - contrôle daté satisfaisant — Les parcours, le clavier, le zoom, le lecteur d’écran et les contraintes de marque ont été testés. - contrôle daté satisfaisant — Les rôles, politiques de données et connecteurs autorisés ont été vérifiés dans le tenant. - contrôle daté satisfaisant — Développement, test et production sont séparés, avec solutions et déploiements reproductibles. - contrôle daté satisfaisant — Un propriétaire de secours, un responsable de support et une procédure d’incident sont nommés. - contrôle daté satisfaisant — L’export, la restauration, les données, connexions et secrets ont été testés sur un environnement séparé. - contrôle daté satisfaisant — Les cas les plus difficiles ont été testés et Power Platform couvre réellement le besoin visé. - non vérifié — aucune preuve fiable — La partie à sortir de Power Platform peut être isolée sans dupliquer les règles ni fragiliser les données. DÉCISION Orientation : Conserver Power Apps Conclusion : Conserver Power Apps est défendable Option recommandée : Power Apps actuel ou configuration minimale Options défendables : Power Apps actuel ou configuration minimale ; Power Platform cadré ou renforcé ; Architecture hybride ; Application dédiée - Les cas difficiles, le coût, la sécurité, l’exploitation et la sortie ont été vérifiés sans contradiction bloquante. - Conservez ces preuves et revalidez-les lors d’un changement de volume, de licence, d’audience ou de politique du tenant. Prochaine vérification : Conserver les preuves datées, puis refaire le diagnostic si l’audience, les volumes, les licences ou le tenant changent. TCO COMPARABLES Formule : coûts ponctuels + coûts mensuels × 12 × années. Chaque poste est compté une fois. Power Apps actuel ou configuration minimale : Ponctuel : 10 890 € HT Mensuel : 330,7 € HT/mois TCO 1 an : 14 858,4 € HT TCO 3 ans : 22 795,2 € HT TCO 5 ans : 30 732 € HT Power Platform cadré ou renforcé : Ponctuel : à confirmer Mensuel : à confirmer TCO 1 an : à confirmer TCO 3 ans : à confirmer TCO 5 ans : à confirmer Inconnues : Mode de licence ; Coût ponctuel : Conception, configuration ou construction initiale ; Coût ponctuel : Migration des données et coexistence ; Coût ponctuel : Formation et accompagnement du changement ; Coût ponctuel : Sortie et réversibilité prévues ; Coût mensuel : Hébergement ou plateforme hors licences ci-dessus ; Coût mensuel : Administration, maintenance et évolutions ; Coût mensuel : Support utilisateurs et continuité métier ; Coût mensuel : Capacité, connecteurs, supervision et autres Architecture hybride : Ponctuel : à confirmer Mensuel : à confirmer TCO 1 an : à confirmer TCO 3 ans : à confirmer TCO 5 ans : à confirmer Inconnues : Mode de licence ; Coût ponctuel : Conception, configuration ou construction initiale ; Coût ponctuel : Migration des données et coexistence ; Coût ponctuel : Formation et accompagnement du changement ; Coût ponctuel : Sortie et réversibilité prévues ; Coût mensuel : Hébergement ou plateforme hors licences ci-dessus ; Coût mensuel : Administration, maintenance et évolutions ; Coût mensuel : Support utilisateurs et continuité métier ; Coût mensuel : Capacité, connecteurs, supervision et autres Application dédiée : Ponctuel : 11 590 € HT Mensuel : 2 587,5 € HT/mois TCO 1 an : 42 640 € HT TCO 3 ans : 104 740 € HT TCO 5 ans : 166 840 € HT LIMITES Ce dossier n’est ni un devis, ni une validation de licence, de sécurité ou de conformité. Confirmez les prix dans votre contrat, les politiques dans votre tenant et les résultats sur des cas réels.
Une heure gagnée n’est pas une économie de trésorerie tant qu’aucune dépense n’est évitée : gardez séparés l’argent sorti, la capacité réaffectée et le confort. Si le besoin lui-même n’est pas encore établi, le diagnostic en 6 réponses évite d’acheter une solution avant d’avoir nommé le problème, et le guide quel processus automatiser en premier aide à choisir sur quel flux commencer.
Ce qui rate, et ce que ça coûte
Les trois incidents ci-dessous sont construits sur le dossier de Sabine à partir de mécanismes documentés par Microsoft — ce ne sont pas des dossiers clients. Les montants suivent les hypothèses posées en section 05.
Une commande passée deux fois : 4 180 € et 2 jours perdus
L’écran « demandes déjà commandées » filtre la liste avec une formule non déléguée. Sur 3 200 lignes, il n’en examine que 500 : la demande de profilés aluminium saisie en mars n’apparaît plus. Un chef d’atelier la ressaisit, le fournisseur livre deux fois. La commande porte sur 4 180 € HT, le retour coûte des frais de reprise, et la régularisation mobilise deux jours de la responsable administrative et du contrôleur de gestion, soit 700 € de temps interne. Rien n’a planté : l’application a simplement répondu faux.
Un flux mis en quarantaine : 23 demandes bloquées 4 jours
L’administrateur durcit la politique de prévention de la perte de données pour séparer les connecteurs métier des connecteurs grand public. La règle prend effet le vendredi ; le flux qui envoie les demandes en validation se retrouve suspendu. Personne ne regarde le centre d’administration avant le mardi. Bilan : quatre jours ouvrés de validations à l’arrêt, 23 demandes en attente, six heures de rattrapage manuel, deux livraisons décalées d’une semaine. La parade tient en un mot : simuler la règle avant de l’enregistrer.
Le créateur est parti : 6 jours-homme pour reprendre la main
L’application vit dans l’environnement par défaut, et les connexions sont attachées au compte personnel de Sabine. Elle change de poste. L’application continue de tourner, mais plus personne ne peut publier une correction. Retrouver le propriétaire de chaque connexion, recréer les références, exporter la solution et la redéployer dans un environnement dédié occupe six jours de l’administrateur Microsoft 365, soit 2 100 €, et gèle trois semaines d’évolutions. Le coût du blocage dépasse largement celui de la reprise.
Les cinq conclusions possibles
Aucune décision ne se prend sans sa preuve, et aucune n’est décidée d’avance
- DÉCISION EN ATTENTE — Réunir la preuve manquante. Une donnée capable de changer l’architecture manque : audience, requête réelle, licence, politique de données, hors-ligne, restauration ou exploitation.
- CONSERVER — Garder Power Apps. Les cas difficiles passent, le coût contractuel est compris, les droits sont maîtrisés et l’équipe sait déployer, restaurer et soutenir l’application.
- RENFORCER — Corriger l’architecture Power Platform. Le besoin convient à la plateforme, mais données, formules, environnements, rôles, propriétaires ou supervision sont insuffisants.
- HYBRIDE — Sortir seulement la contrainte. Une fonction déborde du cadre actuel, mais une frontière propre permet de conserver ce qui fonctionne sans dupliquer règles et données.
- RECONSTRUIRE — Préparer une application dédiée. Une limite importante a été reproduite et ni remédiation ni frontière hybride testée ne couvre le besoin dans des conditions acceptables.
Faut-il réparer avant de reconstruire ?
Trois des quatre symptômes qui déclenchent un projet de refonte se corrigent sans changer de plateforme. Le tableau ci-dessous chiffre la correction et l’inaction, parce qu’un dossier de décision se tranche sur des montants, pas sur une gêne.
| Symptôme | Correction à tenter | Ce que la correction coûte | Ce que coûte l’inaction |
|---|---|---|---|
| Résultats incomplets | Réécrire les formules avec des fonctions déléguables, indexer la colonne filtrée | 1 à 3 j de développeur, soit 350 à 1 050 € | Une décision fausse par écran non corrigé : 4 180 € sur le cas raconté plus haut |
| Droits incohérents | Revoir groupes, rôles cumulatifs et autorisations sur la source | 1 j, plus une demi-journée de tests avec comptes réels | Une lecture de salaires ou de marges par un compte qui ne devrait pas la voir |
| Déploiement fragile | Sortir de l’environnement par défaut, passer en solutions avec variables et références de connexion | 3 à 5 j, soit 1 050 à 1 750 € | Chaque correction devient un risque de production, et le retour arrière n’existe pas |
| Dépendance au créateur | Nommer un suppléant, transférer les connexions vers des comptes appropriés, inventorier | 2 j de reprise documentée | 6 j en urgence après un départ, plus trois semaines sans évolution possible |
Additionnez la colonne des corrections : entre sept et onze jours, soit 2 450 à 3 850 € de temps interne. C’est le tiers du seul cadrage d’une reconstruction, et cela se décide en une réunion. Si le résultat reste insatisfaisant après ces corrections, le dossier de reconstruction se défend enfin sur des faits. Le plan de recette d’une application métier donne la forme des cas à rejouer avant et après, et les contrôles de sécurité d’une application métier listent ce qu’il faut prouver avant d’élargir l’audience.
Si vous partez, comment garder la porte ouverte ?
Le mot « migration » masque quatre travaux distincts : comprendre l’existant, construire la cible, déplacer les données et faire changer l’organisation. Aucun export de solution n’en réalise un seul. Cinq étapes, dans cet ordre.
- Consigner l’existant. Version de l’application, solutions, flux, connecteurs, environnements, propriétaires, sources, comptes, licences et politiques de données.
- Écrire la recette avant les écrans. Trois cas normaux, les exceptions, les erreurs, les droits, les documents produits et les temps de réponse attendus. Une capture d’écran ne tient pas lieu de référence métier.
- Rendre le transfert reproductible. Doublons, clés, valeurs manquantes, pièces jointes et historiques reçoivent un propriétaire, puis le transfert passe par un script versionné, un journal des rejets et un rapprochement des comptes. Une copie manuelle unique ne suffit pas.
- Jouer le retour arrière avant la bascule. Déclencheur, décideur, dernière donnée fiable, durée maximale et procédure de réactivation de l’ancien outil. Un document non testé reste une hypothèse.
- Éteindre après stabilité mesurée. Retirer les accès, archiver, révoquer les secrets, arrêter les flux et les licences, fixer la durée de conservation.
L’étape 4 a un prix, et il est temps de le donner. Six semaines de double exploitation à vingt minutes de ressaisie par jour ouvré coûtent dix heures de la responsable administrative, soit environ 440 € — et pendant ces six semaines, les licences Premium courent toujours, à 155,70 € par mois pour neuf personnes. Une extinction prématurée coûte beaucoup plus : sans la liste SharePoint d’origine, le retour arrière n’existe plus.
Et si vous quittez l’application sur mesure ?
La question se pose dans les deux sens, et c’est la première objection d’un DSI. Quitter Power Apps suppose de reconstruire l’interface et la logique : les fichiers de solution extraits servent à l’audit et au contrôle de version dans Power Platform, ils ne produisent pas de code web portable. Sur le cas construit, cette sortie vaut les 9 490 € de la colonne dédiée.
Quitter une application sur mesure coûte moins cher, et autre chose. Le code et la base restent lisibles par n’importe quelle équipe de développement : nous chiffrons six jours de transfert, soit 2 100 €, pour remettre dépôt, accès, documentation d’exploitation et procédure de déploiement. Restent deux charges permanentes que Power Apps porte à votre place : l’hébergement, facturé tous les mois, et les montées de version des bibliothèques, qui ne se reportent pas indéfiniment. Le cahier des charges SaaS détaille les clauses de réversibilité à écrire avant de signer, et le guide quoi inclure dans un MVP aide à borner une première version au lieu de reconstruire tous les écrans d’un coup.
Si votre équipe ne peut pas réunir ces éléments, ne commandez pas de réécriture. Commencez par l’inventaire et un prototype du cas le plus risqué. Vous pouvez ensuite décrire votre projet à Hagnéré Code, en indiquant que conserver Power Apps reste une issue acceptable.
Conserver Power Apps peut être la bonne décision
Ce guide n’est pas un argumentaire contre le low-code, c’est-à-dire le développement avec peu de code. Si les essais réussissent dans votre environnement, si l’équipe sait exploiter et restaurer l’application et si son coût total reste favorable à risque comparable, conserver Power Apps est un choix valable.
Transparence. Hagnéré Code développe des applications métier sur mesure et perçoit des honoraires si vous retenez cette option — l’une des deux que ce guide arbitre. Rien ici n’exige de passer par nous : la règle du connecteur, les trois seuils, le test de la limite de lignes à 1 et le décompte à cinq ans se refont avec vos propres nombres. Les prix Microsoft et notre grille ont été relevés le 28 août 2026 et sont à revérifier tous les douze mois. Aucun coût, aucun délai et aucun résultat ne sont garantis par cette page : seul un devis signé engage.