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Guide décisionnel 2026Dirigeants TPE · PMEDiagnostic local · aucun envoiMis à jour le 1 août 2026

Votre entreprise a‑t‑elle besoin d’un logiciel métier  ?

Trois situations réelles suffisent pour ouvrir le bon diagnostic — pas pour imposer du sur-mesure. Sécurisez d’abord ce qui menace l’activité, puis comparez six réponses de la plus simple à la plus spécifique.

Premier échange

Faire examiner trois situations réelles

Apportez le travail attendu, le fait observé, sa fréquence, sa conséquence et ce que vous avez déjà essayé. L’échange peut conclure qu’une solution simple suffit.

  • Le problème est décrit avant la technologie
  • Le standard et l’existant restent de vraies options
  • Les inconnues sont conservées, pas remplacées par des promesses

Situations à noter

3

Réponses à comparer

6

Seuil magique

Aucun

Diagnostic · envoi

Aucun

Lecture

21 min

Quentin HagnéréPrésident fondateur codeur

§ 01Réponse courte·2 min

Un blocage répété signifie-t-il qu’il faut lancer un projet ?

Un devis attend parce que la bonne version du fichier est introuvable. Une commande doit être recopiée entre deux outils. Une absence bloque une validation que personne d’autre ne sait reprendre. Ces situations méritent un diagnostic ; elles ne prouvent pas qu’il faut développer un logiciel sur mesure.

Si un problème peut compromettre significativement les droits d’accès, la restauration, l’intégrité des données ou la continuité de l’activité, évaluez le risque et sécurisez ce qui l’exige avant de choisir ou de modifier un outil. Pour le reste, notez trois situations que votre équipe a vécues. Pour chacune, indiquez le travail attendu, ce qui s’est passé, la fréquence, la conséquence, les personnes touchées et les corrections déjà essayées.

Vous pourrez alors comparer exactement six réponses: sécuriser, simplifier, mieux configurer l’existant, connecter de façon limitée, adopter un standard ou étudier une fonction sur mesure.

Lorsque les faits manquent, que l’irritation est isolée ou que les règles changent encore, observer est aussi un verdict valable. Ce n’est pas une septième solution à acheter : fixez ce qu’il faut mesurer et la date à laquelle vous réexaminerez la situation.

La question utile

Ne demandez pas encore « quel logiciel choisir ? »

  • Demandez quel travail devait aboutir et ce qui l’a empêché.
  • Regardez combien de fois le fait s’est réellement produit.
  • Séparez le temps de travail du temps d’attente.
  • Écrivez la conséquence et le mode de reprise actuel.
  • Conservez les inconnues au lieu de les remplacer par zéro.
Trois fiches de situations concrètes orientées vers six réponses, de la sécurisation à l’étude sur mesure
Le diagnostic part du travail réel. La flèche ne pointe vers le sur-mesure qu’après l’examen des réponses plus simples.

Avant tout choix d’outil, posez une question de continuité : l’équipe peut-elle encore travailler si un accès, une personne ou un outil manque ?

§ 02Continuité·3 min

Que faut-il sécuriser avant d’ajouter une fonction ?

Un nouvel outil n’est pas la première réponse lorsqu’un départ, une panne ou une erreur d’accès peut rendre les dossiers indisponibles. Commencez par demander : qui possède les comptes ? qui peut restaurer la dernière version utile ? que fait l’équipe pendant l’indisponibilité ? qui reçoit l’alerte ?

Pour les traitements de données personnelles, la CNIL recommande de limiter les habilitations au besoin d’en connaître, de réexaminer les droits et d’éviter les comptes partagés sauf exception encadrée. Cela concerne d’abord les données personnelles ; la même discipline reste utile pour savoir qui peut agir sur une commande, un prix ou une validation.

Contrôles à traiter avant la décision d’investissement

Risque observé
Compte partagé ou droits trop larges
Question immédiate
Qui a réellement besoin de lire, modifier, valider ou administrer ?
Preuve attendue
Comptes nominatifs, droits revus et suppression testée
Risque observé
Fichier ou base critique
Question immédiate
Existe-t-il plusieurs copies, dont une séparée et une hors ligne ?
Preuve attendue
Intégrité et restauration testées, puis prochain essai planifié
Risque observé
Absence d’une personne clé
Question immédiate
Qui reprend le travail sans son mot de passe ni sa mémoire ?
Preuve attendue
Procédure courte jouée par une autre personne
Risque observé
Panne de l’outil ou de la connexion
Question immédiate
Quel fonctionnement dégradé reste possible et pendant combien de temps ?
Preuve attendue
Liste des actions manuelles, alertes et rattrapage
Risque observé
Modification importante non traçable
Question immédiate
Peut-on relier l’action à une personne, un moment et une version ?
Preuve attendue
Finalité, actions tracées, accès, durée de conservation et information des utilisateurs définis

Le guide de sécurité de la CNIL, version 2024 mise à jour en 2026, recommande des sauvegardes fréquentes, protégées et séparées, des tests réguliers d’intégrité et de restauration ainsi qu’une organisation de la continuité et de la reprise. La stratégie exacte dépend du risque ; cocher « sauvegarde activée » ne prouve pas que l’activité repart. Un fonctionnement dégradé doit préserver un niveau de protection adapté et prévoir le rattrapage puis le retour au fonctionnement normal.

Sécuriser ne veut pas dire lancer un développement

Une revue des droits, une sauvegarde restaurable, une procédure d’absence et une alerte peuvent corriger l’urgence avec l’outil actuel. Revenez ensuite au besoin fonctionnel, lorsque l’équipe sait protéger et reprendre le travail. Demandez alors aux personnes concernées de raconter un cas précis.

§ 03Fiche de travail·5 à 15 min

Documentez trois situations réelles sans envoyer vos données

Une impression générale comme « nous perdons beaucoup de temps » est difficile à vérifier. Choisissez plutôt trois événements ordinaires sur une période connue. Demandez à la personne qui réalise le travail de décrire le cas normal, puis ce qui a créé le blocage. N’utilisez pas uniquement la version du dirigeant ou du prestataire.

Un dossier pratique hébergé par France Num propose d’observer les ressaisies, la fréquence, la durée, le nombre de personnes, la complexité et l’impact d’une erreur. Ce dossier est rédigé par Erwan Kezzar de Contournement et Marc-Olivier Sercki de Pathta, deux acteurs privés du no-code et du développement : nous retenons la méthode d’observation, pas leurs gains ni leurs préférences d’outils comme règles générales.

Fiche locale · aucun envoi

3 situations réelles

Préparer le diagnostic sans choisir l’outil à l’avance

Notez des faits ordinaires, sans nom de client, mot de passe, donnée personnelle ou information confidentielle. Tout reste dans cette page : ce composant n’envoie ni n’enregistre vos réponses.

1. Décrire le travail réel

Une situation précise vaut mieux qu’une moyenne reconstituée de mémoire.

Hors urgence de sécurité, un champ factuel vide conserve le verdict OBSERVER : les neuf réponses ne remplacent pas la description du travail réel.

2. Répondre sans forcer une conclusion

« À vérifier » conserve l’inconnue. L’outil n’ajoute aucun point et ne calcule aucune moyenne.

OBSERVER · compléter les faits avant d’investir

Il manque encore des faits pour départager les six réponses. Observer n’est pas une septième solution : c’est un verdict de diagnostic.

Question suivante : Quel fait manque : répétition, conséquence, stabilité, essai de l’existant, comparaison standard ou responsable ?

Gardez vos trois fiches pour la prochaine décision

La synthèse contient vos textes et les règles visibles ci-dessus. Relisez-la et retirez toute donnée personnelle, information confidentielle, secret d’affaires ou identifiant d’accès avant de la partager. L’orientation ne remplace ni un audit de sécurité ni une étude de faisabilité.

Comparez ensuite les trois fiches. Un problème répété à faible conséquence n’appelle pas la même réponse qu’un événement rare mais capable d’arrêter les opérations. Une même organisation peut donc sécuriser une première situation, simplifier la deuxième et continuer d’observer la troisième. Les faits peuvent mener à des réponses différentes, sans poser un nouvel outil comme point de départ.

§ 04Options·5 min

Comparez exactement six réponses, dans cet ordre

Suivez cet ordre pour ne pas transformer le diagnostic en argument commercial. Traitez d’abord la continuité, puis le travail inutile ; gardez la fonction sur mesure pour la fin. Arrêtez-vous dès qu’une réponse traite correctement les trois situations et leurs exceptions importantes.

Le Référentiel général d’écoconception des services numériques (RGESN) 2024 demande d’examiner la nécessité, les alternatives non numériques et les services existants. C’est ici un garde-fou de conception, pas une évaluation complète du RGESN, une preuve de rentabilité ni une obligation générale de renoncer à développer.

  1. 1

    Sécuriser la continuité et les accès

    Quand l’examiner
    Une absence, une panne, un compte partagé, une perte de fichier ou une restauration incertaine menace le travail ou les données.
    Ce qu’il faut vérifier
    Corriger les droits, organiser les sauvegardes, tester régulièrement leur intégrité et leur restauration, puis écrire le fonctionnement dégradé et le retour à la normale.
    Point d’arrêt
    Ne transformez pas un incident de sécurité en prétexte pour ajouter des fonctions.
  2. 2

    Supprimer ou simplifier le processus

    Quand l’examiner
    L’équipe alimente une étape, un fichier ou une validation dont personne ne sait plus expliquer l’utilité.
    Ce qu’il faut vérifier
    Retirer l’étape sur un périmètre limité, puis vérifier que le résultat et les contrôles utiles restent intacts.
    Point d’arrêt
    N’automatisez pas une habitude inutile : vous la rendriez seulement plus rapide et plus difficile à remettre en cause.
  3. 3

    Configurer l’outil actuel et former

    Quand l’examiner
    Le logiciel en place sait peut-être faire le travail, mais la fonction, le paramétrage ou le mode opératoire n’a pas été essayé sur des cas réels.
    Ce qu’il faut vérifier
    Configurer un essai, documenter les exceptions et vérifier l’usage après une période représentative.
    Point d’arrêt
    Une démonstration commerciale réussie ne prouve pas que l’équipe maîtrise le travail un jour chargé.
  4. 4

    Connecter ou automatiser de façon limitée

    Quand l’examiner
    Chaque outil remplit correctement son rôle, mais une donnée ou un statut est recopié de façon répétitive entre eux.
    Ce qu’il faut vérifier
    Tester un seul échange traçable, réversible et reprenable à la main, avec alerte en cas d’échec.
    Point d’arrêt
    Une automatisation sans alerte peut propager une erreur ou créer des doublons. Le contrôle doit rester visible.
  5. 5

    Tester avant d’adopter un logiciel standard

    Quand l’examiner
    Le besoin est courant et une solution disponible paraît plausible ; elle doit couvrir les trois situations et leurs exceptions avant toute adoption.
    Ce qu’il faut vérifier
    Faire exécuter les trois situations et les principales exceptions pendant l’essai, vérifier l’export, les accès, le support et le coût au volume réel, puis ne l’adopter que si les résultats couvrent les cas importants.
    Point d’arrêt
    N’écartez pas le standard parce qu’il demande un changement d’habitude raisonnable ; n’acceptez pas non plus un contournement critique permanent.
  6. 6

    Étudier une fonction sur mesure

    Quand l’examiner
    Le problème est répété, important et stable ; les réponses plus simples ont été raisonnablement testées ; un responsable métier peut décider et arrêter un pilote.
    Ce qu’il faut vérifier
    Définir la plus petite fonction qui produit un résultat vérifiable, son mode de reprise et les conditions de sortie.
    Point d’arrêt
    « Notre métier est unique » n’est pas une preuve. Les cas réels et l’échec documenté des options raisonnables le sont davantage.

Verdict possible · hors décompte

OBSERVER : ne pas choisir de solution tant que les faits manquent

Notez la période, la fréquence, la conséquence et la décision à revoir. « Observer » n’est pas une septième réponse technique : c’est la décision de ne pas investir sur la base d’une impression ou d’un processus encore mouvant. Un faux signal ne mérite aucune des six réponses : complétez d’abord les faits.

§ 05Contre-cas·3 min

Quand un nouveau logiciel serait-il prématuré ?

Les signaux visibles sur le terrain ont souvent plusieurs causes. Un tableau n’est pas « trop gros » parce qu’il possède un nombre donné d’onglets ; il devient risqué lorsqu’il est critique, opaque, mal protégé ou impossible à reprendre. À l’inverse, un fichier simple peut rester un bon outil pendant des années.

Excel ou l’outil actuel suffit

Le propriétaire est identifié, les règles sont lisibles, les droits sont adaptés, la sauvegarde est restaurable et le volume reste supportable. Documentez et surveillez ; ne remplacez pas pour moderniser l’apparence.

Le standard peut être préférable

Le travail est courant, les exceptions importantes sont couvertes et l’export reste possible. Un standard peut être essayé sans développer la fonction elle-même ; son délai total reste à confirmer après le paramétrage, la migration, la formation et l’adoption.

La sécurité passe avant

Une personne détient tous les accès, personne n’a essayé la restauration ou un compte partagé permet une action sensible. Corrigez ces risques avant de choisir ou de modifier un outil.

Il faut attendre

Le problème apparaît seulement pendant un pic, la nouvelle organisation n’est pas stabilisée ou les équipes ne décrivent pas le même résultat. Fixez une période d’observation et revenez avec des faits.

Le sur-mesure est prématuré

Aucun essai sérieux de l’existant ou du standard n’a été mené, personne ne porte les règles et l’équipe souhaite seulement « tout centraliser ». Une étude produirait surtout des hypothèses.

Le processus doit disparaître

La saisie ou la validation existe uniquement pour alimenter un fichier que personne n’utilise. Supprimez-la sur un périmètre limité, vérifiez le contrôle utile, puis arrêtez-vous si le résultat tient.

Ces contre-cas ne ferment pas la décision pour toujours. Ils indiquent seulement ce qu’il faut vérifier en premier.

§ 06Application·4 min

Trois exemples fictifs montrent pourquoi la réponse change

Les trois scénarios ci-dessous sont fictifs, pas des cas clients. Aucun résultat n’y est mesuré et aucun gain n’en est déduit. Ils servent à montrer comment choisir la prochaine question.

Exemple fictif 1 · entreprise de maintenance

Le planning dépend d’un compte et d’un fichier détenus par une seule personne

Lorsque la coordinatrice est absente, personne ne peut modifier le planning ni retrouver avec certitude la dernière version. La première réponse n’est pas une application : l’entreprise crée des comptes nominatifs, revoit les droits, protège les copies, essaie une restauration et fait jouer la reprise par une autre personne. Elle réévalue ensuite les fonctions manquantes.

Orientation : 1 · sécuriser. Le choix fonctionnel attend.

Exemple fictif 2 · négoce B2B

Le même identifiant et le même statut sont recopiés entre devis et facturation

Les deux logiciels conviennent chacun à leur usage. L’équipe a vérifié leurs fonctions natives ; la ressaisie reste le point précis de rupture. Elle teste un échange limité sur quelques statuts, avec journal, alerte, détection des doublons et reprise manuelle. Elle ne remplace pas tout le système.

Orientation : 4 · connecter de façon limitée.

Exemple fictif 3 · société de services

Chaque chef de projet a inventé sa propre procédure de validation

Les équipes réclament un portail unique, mais elles ne s’accordent ni sur les étapes ni sur le résultat attendu. L’entreprise choisit trois dossiers, retire une validation sans usage, décrit les exceptions et observe pendant une période définie. Elle comparera ensuite l’outil actuel et un standard.

Verdict : OBSERVER, puis réponse 2 si la simplification tient. Une fonction sur mesure est prématurée.

Dans ces trois cas, le secteur ne décide rien à lui seul. Ce sont les faits qui orientent la réponse.

§ 07Arbitrage·4 min

Quels critères permettent de départager les réponses ?

Une matrice n’a pas besoin d’un score pour être utile. Pour chaque situation, écrivez les réponses ci-dessous et joignez la preuve disponible. Si une ligne décisive reste inconnue, elle devient une question de l’essai, pas une valeur par défaut.

Critères de décision communs aux six réponses

Critère
Fréquence
Question à poser
Combien de fois sur quelle période réelle ?
Ce qui ferait changer la décision
Un fait rare ou temporaire peut conduire à observer
Critère
Conséquence
Question à poser
Quel retard, quelle reprise, quelle erreur ou quel risque est constaté ?
Ce qui ferait changer la décision
Une conséquence critique fait remonter la sécurisation
Critère
Personnes touchées
Question à poser
Qui produit, contrôle, attend, reprend ou subit le résultat ?
Ce qui ferait changer la décision
Un usage individuel n’appelle pas le même changement collectif
Critère
Stabilité
Question à poser
Le résultat, les règles et les exceptions sont-ils assez stables ?
Ce qui ferait changer la décision
Des règles mouvantes font reporter le sur-mesure
Critère
Données et droits
Question à poser
Quelles données circulent et qui doit pouvoir les lire ou les modifier ?
Ce qui ferait changer la décision
Un accès ou une restauration incertaine impose d’abord la sécurité
Critère
Adoption
Question à poser
Les utilisateurs ont-ils essayé le nouveau mode sur leur vrai travail ?
Ce qui ferait changer la décision
Un contournement parallèle peut annuler le bénéfice attendu
Critère
Maintenance
Question à poser
Qui traite les alertes, les changements de règle et les mises à jour ?
Ce qui ferait changer la décision
Sans responsable ni budget, réduire le périmètre ou choisir le standard
Critère
Réversibilité
Question à poser
Comment récupérer données, documentation, comptes et configuration ?
Ce qui ferait changer la décision
Une sortie impraticable peut rendre l’option disproportionnée

Ne favorisez pas le sur-mesure au seul motif qu’il reproduit les habitudes actuelles. Vérifiez aussi l’entretien, la sécurité, la reprise, l’adoption et la sortie. Une partie de ces efforts peut être mutualisée par l’éditeur standard, sans supprimer les coûts internes ni la réversibilité à vérifier. De même, le standard n’est pas automatiquement meilleur : ses limites doivent être testées sur les exceptions qui comptent.

Ces critères ne tranchent pas seuls. Ils servent à construire un essai limité, avec une sortie claire si les faits contredisent l’orientation de départ.

§ 08Réduction du risque·4 min

Testez un périmètre petit, réversible et facile à arrêter

Même avec une orientation claire, ne passez pas directement au déploiement. Pour les réponses 3 à 6, transformez l’hypothèse en essai : quelques utilisateurs représentatifs, un seul résultat métier, des cas normaux et des exceptions, une reprise manuelle et une date de décision.

La page DesignGouv recommande de partir des besoins et de tester avant de développer. Ces bonnes pratiques visent les services publics ; nous les utilisons seulement comme méthode de conception transférable. Le dossier pratique France Num, rédigé par deux prestataires privés, conseille lui aussi de commencer petit, cartographier les exceptions, tester et prévoir documentation, formation et maintenance.

Contrat minimal d’un pilote

À écrire avant
Résultat
Exemple de formulation
Le dossier validé est disponible sans ressaisie et avec son statut correct
Preuve de sortie
Cas normaux et exceptions rejoués
À écrire avant
Périmètre
Exemple de formulation
Une équipe, un type de dossier et une période définie
Preuve de sortie
Liste exacte des utilisateurs et cas inclus
À écrire avant
Responsable
Exemple de formulation
Une personne tranche les règles et accepte le résultat
Preuve de sortie
Nom, remplaçant et décisions datées
À écrire avant
Reprise
Exemple de formulation
En cas d’échec, l’équipe traite le dossier manuellement sans doublon
Preuve de sortie
Retour au manuel essayé, rattrapage et retour à la normale prévus
À écrire avant
Arrêt
Exemple de formulation
Le pilote s’arrête si une erreur importante échappe au contrôle ou si le processus parallèle persiste
Preuve de sortie
Décision d’arrêt exécutable, accès et données récupérables
À écrire avant
Suite
Exemple de formulation
Continuer, corriger, choisir une autre réponse ou abandonner
Preuve de sortie
Décision écrite, inconnues restantes et prochain propriétaire

Un pilote doit pouvoir conduire à l’arrêt

Définissez avant l’essai ce qui oblige à corriger, réduire ou arrêter. Testez l’indisponibilité, un droit refusé, une donnée manquante, un doublon et le retour au manuel. Le prestataire ne doit pas être seul à constater que son outil fonctionne. Si l’essai tient, la décision doit encore intégrer son coût complet.

§ 09Économie·4 min

Que faut-il compter au-delà du devis ou de l’abonnement ?

Le coût total de possession, ou TCO, regroupe les dépenses et le temps interne nécessaires pour mettre en place, exploiter, faire évoluer puis quitter une solution sur une même période. Le calcul vient après le diagnostic : chiffrer trop tôt donne un chiffre précis à une réponse encore incertaine.

Douze familles de coût à confirmer pour chaque option

Moment
Avant
Familles à examiner
1. Cadrage · 2. Paramétrage ou réalisation · 3. Migration · 4. Intégrations
Question de contrôle
Qu’est-ce qui est inclus, exclu, repris à la main ou facturé au volume ?
Moment
Adoption
Familles à examiner
5. Formation et changement · 6. Temps interne · 7. Double exploitation
Question de contrôle
Qui prépare, teste, corrige et maintient l’ancien mode pendant la transition ?
Moment
Exploitation
Familles à examiner
8. Licences ou hébergement · 9. Support et maintenance · 10. Sécurité et conformité
Question de contrôle
Que se passe-t-il lorsque le volume, les règles, le fournisseur ou une dépendance change ?
Moment
Durée et sortie
Familles à examiner
11. Évolutions · 12. Sortie et réversibilité
Question de contrôle
Comment récupérer données, comptes, configuration, documentation et éventuellement code ?

Laissez chaque poste inconnu « à confirmer ». Zéro signifie qu’un poste a été examiné et qu’il ne s’applique pas dans le scénario, pas qu’il a été oublié. Comparez aussi le statu quo : temps de reprise, erreurs, abonnements conservés et risque accepté.

Pour construire ensuite des scénarios de trésorerie et de capacité sans compter deux fois le temps, utilisez le guide Calculer le ROI d’une application métier. Si la réponse retenue est une connexion limitée, le guide Quel processus métier automatiser en premier ? aide à vérifier le premier candidat.

§ 10Prochaine action·2 min

Écrivez ce que vous allez vérifier ensuite

Reprenez vos trois fiches. Pour chacune, choisissez une réponse ou le verdict OBSERVER, puis écrivez pourquoi et ce qui permettra de confirmer ou d’abandonner cette orientation. La phrase doit pouvoir être comprise par la personne qui fait le travail et par celle qui paie.

Phrase de décision

« Pour la situation ________, nous examinons d’abord ________ parce que ________. Nous vérifierons ________ avant le ________. Nous arrêterons ou changerons de réponse si ________. »

Votre décision peut être très simple : restaurer une sauvegarde, supprimer une validation, former deux personnes, tester un connecteur, faire jouer trois dossiers dans un logiciel standard, cadrer une fonction sur mesure — ou observer encore. Vous n’avez pas forcément un projet à l’arrivée. Vous aurez surtout évité de financer une solution qui ne traite pas le problème observé.

Chacune de ces suites possibles a son dossier. Si le blocage est une tâche répétitive, commencez par choisir quel processus métier automatiser en premier. Si vous devez défendre un budget, le calcul du retour sur investissement sépare le gain de trésorerie du gain de capacité, sans les additionner à tort.

Si un outil existe déjà et atteint ses limites, la comparaison utile dépend de ce qui est en place : Airtable ou Notion face à une application métier, Power Apps face à une application sur mesure en environnement Microsoft, ou le remplacement d’une base Microsoft Access par une application web. Si la décision est prise, le cahier des charges fige ce qui doit être construit, et le guide sur le choix d’un prestataire sur preuves évite de confier ce travail sur une simple impression.

Vous avez vos trois situations et les réponses déjà testées ?

Présentez-les sans donnée personnelle, information confidentielle, secret d’affaires ni identifiant d’accès. Le premier échange sert à décider ce qu’il faut vérifier ensuite, y compris lorsque la meilleure décision est de sécuriser, corriger l’existant, choisir un standard ou attendre.

Faire examiner mes trois situations
Outils internes

Votre problème justifie-t-il un nouvel outil ?

Décrivez trois situations sans donnée personnelle, information confidentielle, secret d’affaires ni identifiant d’accès. Le premier échange sert à distinguer sécurisation, simplification, configuration, connexion, standard et étude sur mesure.

Premier échange sans garantie de faisabilité
  • Aucun développement présumé
  • Réponses déjà testées prises en compte
  • Périmètre minimal et réversible si une étude se justifie

Sources et références légales

  • CNIL · Guide sécurité 2026

    Version 2024 mise à jour en 2026 : habilitations, comptes, sauvegardes, restauration, continuité et reprise. Périmètre principal : données personnelles ; mesures à proportionner au risque.

  • CNIL · Règles essentielles

    Page du 19 juin 2026 : stratégie de sauvegarde 3-2-1 et tests de restauration, à adapter au contexte de l’organisation.

  • RGESN 2024

    Deux questions des critères 1.1 et 1.2 sont reprises : nécessité, alternatives non numériques et services existants. Référentiel d’écoconception non contraignant ; ce guide n’en réalise pas l’évaluation complète et n’en déduit aucune rentabilité.

  • DesignGouv

    Bonnes pratiques destinées aux services publics : partir des besoins et tester avant de développer. Utilisées ici comme méthode de conception transférable, pas comme doctrine PME ni preuve commerciale.

  • France Num · dossier pratique

    Dossier mis à jour le 9 juillet 2026, rédigé par Erwan Kezzar (Contournement) et Marc-Olivier Sercki (Pathta), deux acteurs privés du no-code et du logiciel. Seules les méthodes d’observation, de cartographie, de test et de maintenance sont utilisées ; leurs gains et préférences d’outils ne deviennent pas des règles générales.

Limite du guide

Une orientation de préparation, pas un audit

Ce guide ne diagnostique pas un incident cyber, ne valide pas une conformité, ne fixe ni budget ni retour sur investissement et ne garantit pas la faisabilité d’un outil. En cas d’incident actif, de perte de données, de fraude, de litige ou d’urgence réglementaire, mobilisez d’abord les responsables et professionnels compétents.

Questions fréquentes

Décider sans sauter trop vite vers un nouvel outil.

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Catégories

Vous avez déjà documenté trois situations ?

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Faire examiner mes trois situations
  • Il n’existe pas de nombre universel. Un seul risque de continuité peut exiger une sécurisation immédiate, tandis que plusieurs irritations faibles peuvent ne justifier aucun investissement. Documentez la fréquence, la conséquence, les personnes touchées et les essais déjà menés.
— Prochaine étape

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